Témoignages

Education Française Greater Houston 

Une année de découverte et de travail avec EFGH
Notre famille est arrivée en août 2011 à Houston après avoir passé 4 années à Paris. Les enfants étaient à l’école du quartier tout en pratiquant l’anglais à la maison avec leur père américain. Nous avons décidé de leur faire suivre un cursus scolaire local ici à Houston. Je savais qu’il ne faudrait pas beaucoup de temps avant qu’ils n’oublient leurs acquis académiques en français, mais je n’étais pas prête à leur faire suivre un double cursus, en les inscrivant au CNED par exemple. J’avais très vaguement entendu parler d’EFGH et je considérais cette piste intéressante, mais plus comme une possibilité lointaine, pour les années prochaines, jusqu’à ce qu’Alice la coordinatrice de notre quartier m’en parle plus concrètement. Ce choix de deux cours par semaine me paraissait un bon compromis pour un maintien à niveau de leur français.
J’ai décidé de les inscrire dès le début de l’année, un mois après notre arrivée ici. Je pense que durant cette année les enfants ont intégré qu’il était possible de développer des apprentissages en parallèle (c’est-à-dire d’apprendre de nouvelles choses dans les deux langues sans enlever quoi que ce soit à l’une ou l’autre !) mais aussi qu’ils devaient travailler plus que ce qu’ils n’imaginaient pour faire vivre leurs connaissances académiques et progresser.
En tant que mère mais aussi française, je suis très satisfaite de cette première année passée avec EFGH et je ne regrette pas d’avoir débuté dès notre arrivée ni l’investissement en temps ni l’organisation que ces cours bihebdomadaires exigent.
J’apprécie la qualité et l’implication des enseignantes et des assistantes, la richesse et la variété du contenu des cours. Qu’elles en soient ici toutes remerciées. Je suis soulagée de n’avoir pas à prendre en main moi-même cet aspect de l’apprentissage académique de ma langue maternelle et de confier cette tâche à des professionnels.
Je suis également intéressée par le fait que mes enfants partagent un moment avec des enfants qui travaillent aussi en français : chacun a une histoire et un profil différent, une pratique et un rapport personnel à cette langue, mais tous sont scolarisés dans le système américain et viennent apprendre le français. Ils partagent donc une part de leur identité d’élèves américains francophones et ont des références communes, apparemment surtout américaines, tout en intégrant l’apprentissage du français, avec plus ou moins de motivation, d’intérêt, de joie, de rejet ou de conflit, chacun ayant sa propre dynamique d’apprentissage…
Merci encore à toute l’équipe d’EFGH, et je vous dis donc à l’année prochaine pour une autre année remplie d’émotions, d’apprentissage mais aussi de surprises, nous verrons bien ce qu’elle nous réservera !
Adélaïde Russel

Le retour en France
Après avoir passé 3 années à Houston, nous sommes rentrés en France l’été dernier.
Mes deux enfants sont jeunes, 5 et 7 ans, et ne sont jamais allés à l’école en France avant notre départ pour les Etats-Unis.
Ruben a fait sa maternelle à Houston, dans une école américaine, et a fréquenté la première classe d’EFGH pendant un an. Grâce à cet enseignement du français, il a pu intégrer un CP à notre retour sans grandes difficultés. Il a de très bonnes notes et suit bien les cours. Je pense que cela aurait été beaucoup plus difficile s’il n’avait pas suivi les cours avec EFGH et n’avait connu que l’école américaine, notamment pour l’écriture cursive.
De plus, il a la chance d’être dans une école publique qui propose une heure d’anglais par semaine et il passe également un peu de temps avec une amie anglaise afin de conserver la langue. Sa sœur et lui comprennent toujours mais disent ne plus aimer l’anglais et refusent de le parler…
Pour Rachel, qui était trop jeune pour suivre des cours à EFGH et qui allait quotidiennement dans une petite école de quartier, ça a été beaucoup plus difficile d’intégrer un cours en français exclusivement à notre retour. Du coup, elle a une heure de soutien individuel en plus par semaine pour l’aider à s’adapter…
Encore un grand merci à l’association et à tous ses membres, et à l’ancienne maitresse ‘EFGH’ de Ruben, Mme Mammidannah.
Chrystelle Colas

Des familles trilingues témoignent
J’ai connu EFGH grâce à une brochure trouvée au Consulat de France à Houston. Mon mari, qui est Français d’origine, et moi (née Argentine et devenue Française il y a deux ans) envisagions d’inscrire notre fils dans une école bilingue français/anglais dans le futur. Nous voulions qu’il apprenne davantage la langue, de façon à ce que le passage dans une école en France soit moins stressant pour lui.
J’ai contacté EFGH au mois de février ; on m’a proposé d’essayer une classe afin d’évaluer son niveau en français et de le mettre ensuite dans la classe plus adaptée à ses besoins. De cette première expérience, j’ai apprécié la qualité de l’enseignement et la patience de l’enseignante et de l’assistante qui manifestaient une excellente disposition envers les enfants, pas toujours calmes après leur journée scolaire. La classe ayant des enfants d’âges différents, j’ai été agréablement surprise par l’adaptation que la maîtresse faisait du cours selon l’âge de chaque élève. Mon fils a continué le cours jusqu’à la fin de l’année scolaire et il vient de reprendre les classes pour 2013-2014. J’ai été impressionnée des progrès qu’il a faits en seulement trois mois d’apprentissage. Nous avons voyagé en France en juin, et ses grands-parents ont été admiratifs de son expression orale.
Il ne me reste qu’à remercier tous les bénévoles et professionnels qui travaillent tant pour l’enseignement de la langue française à Houston. En particulier, un grand merci à Madame Claire Frazier, la maîtresse de mon fils, pour son implication, sa qualité et sa volonté de répondre à toutes mes questions. Ma reconnaissance aussi à Madame la directrice, Isabelle Bourgogne, pour son interminable travail pour que EFGH continue et se développe.
Telma Moreira

Pour nous, en tant que famille multinationale avec une forte culture française, avoir l’opportunité d’éduquer notre fille Oli dans le système scolaire américain avec la complémentarité d’un enseignement en français est vraiment géniale. Depuis le début notre fille s’est immédiatement plongée dans la culture et dans la langue française grâce au professionnalisme, à la patience et à la passion des enseignants d’EFGH.
Nous sommes une famille trilingue et je sentais que le français avait besoin d’être renforcé chez nous. Depuis qu’Oli suit les cours, elle a fait énormément de progrès et se sent à l’ aise en s’exprimant en français. Elle a 6 ans et cela fait un peu plus d’un an qu’elle a commencé les cours.
J’adore le fait qu’elle suive le curriculum scolaire français qui lui donnera la possibilité d’être inscrite dans le système si nous décidons de rentrer en France. Merci à la direction, à tous les enseignants et aux bénévoles d’EFGH de nous donner cette opportunité à Houston.
Yvonamor Palix
efghouston.org © 2014

Petite enfance

« MDO » et « KDO » pour Rémi
Rémi, 18 mois à notre arrivée, a intégré un « Mother’s Day Out »(MDO) qui est une garderie, à raison de 2 jours par semaine de 9h à 14h. Les locaux se situent dans une église luthérienne, Faith Lutheran Church, 4600 Bellaire Blvd, 77401 mais il n’est absolument pas nécessaire d’appartenir à cette église. Le prix y est très raisonnable soit 185 dollars pour le mois. Nous avons été bien accueillis et l’ambiance familiale nous a tout de suite mis en confiance, bien que les locaux ne soient pas neufs (mais propres).
Je conseillerais d’ailleurs vivement aux parents recherchant une garderie ou crèche (Day Care) de visiter les lieux pendant les heures d’ouvertures afin d’y mesurer l’ambiance qui y règne. Le climat de confiance entre le personnel et vous est essentiel pour que votre enfant se sente bien et donc s’adapte bien à ce nouveau lieu, et cette nouvelle langue !
Une autre adresse que Rémi et moi-même avons expérimentée avec grande satisfaction est, le « le Kids Day Out » (KDO) à la First Presbyterian Church, 5300 Main, 77004, qui accueille des enfants à partir de 4 mois jusqu’à 4 ans, 3 jours par semaine de 9h à 14h30, à raison de 350 dollars par mois et possibilité de déposer l’enfant 1h avant et/ou de le récupérer 1h après avec un supplément de frais. Ce KDO se situe dans des locaux presque neufs et bien entretenus. Les teachers sont attachées à faire progresser votre enfant et sont très créatives.
Delphine Saintigny (avril 2010)

St Mark Lutheran school (située dans le district scolaire Spring Branch)
Lorsque je suis arrivée à Houston, j’ai sillonné pendant 2 semaines, à la recherche d’un « daycare », toutes les écoles et églises de mon quartier. Je recherchais un établissement pouvant garder mon garçon,  alors âgé de  7 mois, deux ou trois fois par semaine avec un bel environnement autour.
Etant arrivée en octobre, beaucoup d’écoles étaient complètes et j’ai du agrandir un peu mon cercle de recherche.
J’ai atterri à St Mark qui m’a tout de suite enchantée : grande classe, à la lumière du jour (ce n’est pas le cas partout), un parc dans la verdure et des jours et horaires qui me convenaient. Après avoir visité des « daycare » dans des centres commerciaux, où la seule balade possible était de faire le tour du « mall », je commençais à me croire difficile ! De plus, les personnes sont adorables et Basile les adore. Il n’a jamais pleuré pour y aller… c’est un signe !
C’est une église, mais à cet âge-là, il n’y a pas de pratique religieuse. Ce n’est qu’une garderie. Il n’est pas nécessaire de faire partie de la paroisse.
Vous pouvez mettre votre enfant toute la semaine ou seulement 3 ou 2 jours, en fonction des disponibilités.
Pour 2 jours, le tarif est d’environ $410 et $525 pour 3 jours. La garderie commence à 6 mois. Après 18 mois, ce tarif est à la baisse. Normalement il n’est pas possible de mettre son enfant qu’une journée, mais c’est à négocier !
St Mark est une vraie école. Elle offre une scolarité de la maternelle au collège. Elle a donc une belle infrastructure et des équipements.
Un conseil si vous venez d’arriver : déplacez-vous et n’hésitez pas à visiter de nombreux établissements pour choisir celui qui vous convient le mieux.
Plus d’infos : www.stmarkhouston.org
Capucine de Chalus (mai 2010).

Big, Little School
A notre arrivée à Houston en 2001, ma fille n’avait que 3 semaines. Nous avons décidé qu’elle resterait à la maison tant que je l’allaiterais, ce qui devait couvrir la période pendant laquelle nous resterions au Texas. Au bout de quelques mois, nous avons appris que nous resterions plus longtemps, il était donc temps de chercher un « day-care ». La chance fut alors de notre côté puisqu’un autre habitait dans notre résidence en avait trouvé un à 5 minutes de chez nous, ayant pour énorme avantage d’avoir une coordinatrice (Corinne Rice) des petites classes (0-2ans) parlant français.
J’ai donc visité le « day-care » Big, Little School en sa compagnie, et une place s’est libérée peu de temps après. L’accueil fut formidable, chacun ayant la patience d’écouter mes requêtes franchouillardes et de les respecter, de m’accepter dans la classe aussi longtemps que je le jugeais nécessaire pour l’adaptation de ma fille et de me pousser gentiment dehors quand elle a été prête. Le « day-care » m’a toujours tenu au courant dans l’instant des pleurs trop importants, d’une montée de température, de ses progrès, de ses activités… Sa petite sœur l’a rejoint en 2005 et a bénéficié du même accueil.
Nous sommes repartis vers la France en 2006, notre grande a donc été dans ce « day-care » jusqu’à 5 ans. Elle n’a eu aucune difficulté d’apprentissage pour la dernière année de maternelle en France, un bémol étant à mettre sur les comportements autorisés dans les cours de recréation en France. En effet, du moins à la Big, Little School, les comportements brutaux ou inappropriés n’étaient tolérés ni de la part des filles ni de la part des garçons. Les enfants jouaient tous ensembles sans jamais en venir aux mains. Il a donc fallu un petit ajustement à la maternelle française, car la cour d’école est un vrai défouloir. Notre grande a pris quelques coups (certes sans gravité), mais qui m’ont d’autant plus choquée qu’ils semblaient « normaux » pour les maîtresses (dixit : « il ne faut pas qu’elle joue avec les garçons », en gros « boys will be boys »). La plus petite n’étant pas en âge d’entrer à l’école, j’ai du faire des pieds et des mains et patienter 6 mois pour avoir une place en crèche.
L’expérience Big, Little School a pour moi été très positive, et j’aurais voulu que ma cadette puisse en profiter un peu plus. De retour maintenant à Houston, les filles étaient trop grandes pour y retourner, elles sont donc à Awty International School. Mais ces années passées dans ce « day-care » ont fabriqué plein de bons souvenirs.
Informations : biglittleschool.org
Valérie Andrieux (avril 2010)

Garde et scolarisation de mes enfants en école Montessori dès l’âge de 18 mois
Je suis tombée sur cette école un peu par hasard il y a plus de 11 ans, quand je cherchais une méthode de garde pour mon fils, alors âgé de 18 mois. En fait, elle se trouvait à environ 5 minutes à pied de notre maison, ce qui est assez rare à Houston, et c’est un peu ce qui m’a décidée. Depuis, je suis convaincue par la méthode Montessori et tous mes enfants ont fait leur maternelle dans une école Montessori, 3 d’entre eux à Innovative Montessori.
La méthode Montessori est une méthode complète, qui veille à l’épanouissement des enfants dans leur totalité et pas seulement dans les matières académiques. Les enfants apprennent à vivre en groupe, à respecter les autres et le matériel, et à reconnaître leurs erreurs ou bêtises. Par exemple, s’ils renversent quelque chose, ce n’est pas grave, mais c’est eux qui vont ramasser. Ils apprennent également des choses aussi diverses que nettoyer une table, faire un bouquet, polir un miroir… activités qui leur permettent d’affiner leur motricité tout en leur apprenant des gestes utiles dans la vie de tous les jours.
Les classes sont d’âges mixtes (18 mois-3 ans environ et 3-6 ans, une classe de primaire existe également), l’idée étant que l’on apprend le mieux en enseignant. Les plus grands sont donc invités à montrer aux plus jeunes comment s’entraîner, comment utiliser le matériel. Ce faisant, ils renforcent leurs apprentissages, et les plus jeunes ou plus inexpérimentés bénéficient de plusieurs façons d’enseigner (maîtresses et camarades de classe). Et la maîtresse suit les enfants sur plusieurs années, puisque l’enfant reste parfois dans la même classe pendant trois ans. Certaines écoles Montessori vont même jusqu’à la terminale.
Maria Montessori partait du principe que les enfants apprennent le mieux ce qui les intéresse, au moment où ils en ont envie. Les maîtresses montrent comment utiliser le matériel, qui est rangé sur des étagères ouvertes et à portée de main des enfants. Ils y ont accès tout seuls et peuvent choisir ce qu’ils veulent. Cela va de trier des blocs de couleur, enfiler des perles ou fermer les boutons-pression pour les plus jeunes, à un choix vaste de notions de maths (calcul, fractions, logique…), anglais (sons, lecture, écriture…), géographie (continents, isthme et presqu’île…), science (parties d’une fleur, d’un oiseau, d’une dent…) pour les plus grands. Bien sûr, les âges étant mélangés, chaque enfant travaille indépendamment, sur un tapis et sous la surveillance de la maîtresse. Mais la plupart des matériels sont conçus de telle sorte qu’il y a plusieurs niveaux d’apprentissage à partir d’un même concept, et des enfants d’âges très différents (3 et 6 ans par exemple) peuvent très bien travailler tour à tour avec le même matériel, mais sur des leçons différentes. Et lorsqu’ils ont fini, ils apprennent à ranger le matériel, rouler leur tapis, le remettre à sa place… Tout ce que les parents souhaiteraient que leurs enfants fassent d’eux même plus souvent ! Soyons francs : ça ne marche pas tout le temps à la maison par la suite, mais c’est un bon apprentissage !
Pour rassurer ceux qui sont inquiets et craignent que les enfants aient tendance à choisir les choses les plus simples et donc ne progressent pas… En fait, les maîtresses introduisent les différentes activités lors du « circle time », période où tous les élèves et la maîtresse se regroupent en cercle et discutent de nouvelles activités, rappellent les règles de vie de classe, lisent des histoires ou font un « show and tell », pendant lequel chaque enfant est invité à apporter un objet sur un thème ou contenant un son étudié en classe.
Puis elles suivent les progrès de chaque enfant de manière individualisée, si bien qu’elles peuvent l’inciter à travailler plus sur certaines notions qu’il a moins tendance à explorer tout seul, et l’accompagner dans ce travail, afin de lui donner confiance en lui tout en s’assurant d’un apprentissage équilibré.
Pour ce qui est de l’école Innovative Montessori, il s’agit d’une petite structure, assez familiale, toujours sous la gérance de la fondatrice et de son fils, qui travaillaient déjà là il y a 11 ans quand mon fils a commencé. Deux des maîtresses qui enseignaient à mon fils et ma fille aînée sont toujours là, 7 ans plus tard, et je pense que c’est un signe rassurant. Un autre atout, surtout pour ceux qui vivent comme nous en expatriés, c’est la grande diversité de cultures et la tolérance qui en découlent. Les enfants sont invités à partager leur culture avec les autres camarades et incités à accepter les différentes façons de faire qui découlent de cette diversité.
Après avoir quitté le système Montessori, mes enfants se sont très bien adaptés à leurs écoles respectives (école internationale en Allemagne pour les deux aînés, Awty International School pour la troisième) où ils sont rentrés en 1st grade, Kindergarten et CP respectivement. C’est suite à cette expérience à Innovative Montessori que j’ai décidé de trouver une école Montessori en Angleterre pour mes deux dernières filles. Depuis notre retour à Houston, la plus jeune (trop jeune à mon goût pour les longues journées d’Awty) est maintenant scolarisée, elle aussi, dans l’école où ses aînés ont fait leurs premiers apprentissages.
Les tarifs ne sont pas excessifs par rapport à d’autres écoles du même type. Pour 5 jours complets par semaine (possibilité de rester de 6h30 à 18h, et surtout d’y aller pendant les vacances de HISD, qui sont différentes de celles d’Awty), repas et snacks compris, le coût est de $670 par mois.
Il est bien sûr possible de laisser les enfants seulement pour la petite journée (8h-15h) ou pour la matinée (8h-12h), les prix étant réduits en fonction, mais je ne connais pas exactement les tarifs. Je sais que le prix est un peu plus élevé pour les plus jeunes enfants, qui nécessitent un ratio adulte/élèves plus important.
L’école s’est développée et a ouvert une autre branche à Katy, il y a quelques années. Je ne l’ai jamais visitée et ne la connais pas. Il est toujours possible de se renseigner sur le site Web ou par téléphone.
Plus d’infos : www. innovativemontessori.com
Corinne Rochette (avril 2010)

St Andrew’s Presbyterian children’s place
Accueille les enfants de 6 semaines à 4 ans. L’école est située à West University, au coin de Bissonnet et Buffalo Speedway, mais accepte également les enfants des alentours (dans le Loop) et il n’est pas nécessaire de faire partie de la paroisse pour être admis.
L’école offre des journées complètes ou demi-journées, de 9h00 à 14h00. Vous pouvez également choisir le nombre de jours selon l’âge de l’enfant (2 jours minimum).
L’année scolaire commence fin août et se termine fin mai et différents programmes sont offerts l’été. Les classes sont agréables, spacieuses et propres. Deux maîtresses encadrent une quinzaine d’élèves par classe. L’aire de jeux est plaisante et les activités proposées aux enfants (musique, dessin…) sont variées. Même si l’école fait partie de l’église, il n’y a pas de programme religieux dans les classes.
Pour avoir une idée du coût, sachez que le mois pour un enfant inscrit 2 demi-journées par semaine revient en avril 2004 à $240, ce qui est d’ailleurs comparable avec les écoles du quartier
Informations : www.standrewschildrensplace.org
Catherine Vercruysse (avril 2004)

Ecole publique américaine

Nos 3 enfants en école élémentaire publique américaine
Nos 3 enfants (9, 7 et 5 ans) ont été totalement immergés en école américaine lors de la rentrée scolaire 2009-2010. Ils ne parlaient pas un mot d’anglais en arrivant.
Nous n’avons pas la possibilité financière de les inscrire en école privée (américaine ou internationale). Il nous a fallu trouver la meilleure école possible. Après visites et sélection des écoles, nous avons retenu l’école Barbara Bush Elementary School – www.houstonisd.org/bushelem – (située dans le 77077 près de Eldrige/Briar Forest) qui appartient au district HISD. Cette école est notée comme « exemplaire » par le système américain, c’était pour nous un critère déterminant.
En quoi cette école élémentaire américaine nous paraît-elle différente de l’école française ? Voici, selon nous, les points les plus marquants :

L’accompagnement des enfants non anglophones est très bien fait :
– Les enfants apprenant l’anglais sont pris en charge par des enseignants formés qui les accompagnent par le biais de « tutoring » ou de travail en petit groupe.
– Un programme ESL (English Second Language) est proposé à chaque niveau de classe afin de permettre aux enfants de suivre les cours et d’apprendre l’anglais en même temps. Les enfants passent les mêmes tests que les américains et ils doivent pouvoir suivre rapidement !

La communication est permanente entre les enseignants et les parents :
– Le programme de chaque matière est donné par écrit chaque semaine aux parents ainsi que la conduite de l’enfant (chaque jour jusqu’en 3rd grade/CE2).
– La discipline me paraît plus stricte qu’en France : les cours sont donnés portes ouvertes et le silence doit être respecté dans les couloirs. Il ne semple pas y avoir de problème de respect des profs !
– Les tests sont remis chaque semaine aux parents.
– Les parents et les profs communiquent également par mail et la réponse est donnée dans la journée.
– S’ils le souhaitent, les parents sont invités à venir aider dans la classe (pour des expériences en science, pour les cours d' »art & craft » ou tout simplement pour aider la maîtresse).

Nous trouvons également que les enfants sont mis en confiance :
– Ils ont droit à l’erreur ; s’ils ont raté un test, ils ont toujours une seconde chance et peuvent le repasser une seconde fois (pour les ESL).
– Les enfants apprennent à s’exprimer à l’oral à travers de nombreux projets qu’ils doivent expliquer à la classe ou même à un public plus large (parents, profs d’autres classes) et cela dès le Kindergarten (GS Maternelle).
– Les enfants peuvent bénéficier de cours de soutien gratuits après l’école, au sein de celle-ci, si l’enseignant l’estime nécessaire.

Les moyens mis à la disposition des enseignants et des élèves sont impressionnants :
(attention cela dépend des quartiers car ils dépendent directement de la taxe d’habitation). Ordinateur, écran tactile (ou oublie la craie ou le tableau veleda !), bibliothèque, espaces sportifs, artistiques, musicaux, cours de récréation avec aires de jeux… Les enfants travaillent souvent en classe sur internet et doivent pouvoir présenter leurs projets sur ordinateur.

Les classes sont de maximum 23 élèves et les enfants ont toujours 2 enseignants, 1 en maths/science et 1 autre pour l’anglais et l’histoire-géo. Il y a 1 prof par activité non académique : sport, musique, art, ordinateur, bibliothèque.

Jusque là, ce ne sont pour nous que des aspects positifs. Cependant, certains aspects nous paraissent moins bien pour les enfants :
– Ils rédigent peu de rédaction et font beaucoup de QCM. Ils ont beaucoup de dictées de mots, et peu de longues phrases. Ils n’apprennent pas de poésie. Egalement, le niveau de maths nous paraît moins poussé que dans le système français, même si les mêmes notions sont abordées au même niveau.
– Le calendrier est très long : il y a très peu de vacances (aucune entre le 20 août et le 20 décembre, sauf 3 jours pour Thanksgiving fin novembre). L’école commence à 7h45 et finit à 14h45, 5 jours par semaine… Les enfants sont vraiment fatigués à chaque fin de trimestre. Durant la journée, ils ont peu de pauses (45 mn au total par jour).
– Il faut maintenir leur niveau de français à l’écrit et les faire avancer sur de nouvelles notions. Nous avons pris un professeur chaque samedi matin et nous mettons l’accent sur la lecture en français le soir. L’année prochaine, la mise en place d’une afterschool en français (www.efghouston.org) est indispensable pour notre famille !

Au global, les 3 premiers mois ont été difficiles pour nos enfants, mais ils ont toujours été soutenus et accompagnés par l’école. Ils ne se sont jamais sentis abandonnés ou en situation d’échec. Rapidement ils se sont faits de bons copains.
En bref, nous ne regrettons pas une minute cette expérience d’école américaine (qui au départ n’était pas gagnée), même si ce n’est pas facile tous les jours. Après 6 mois sur le sol américain, ils sont bilingues et nous les sentons heureux d’aller à l’école.
Quelle chance pour leur avenir !
Florence et Patrick Bèle (avril 2010)

Notre fille scolarisée en école élémentaire publique américaine, avec soutien CNED
Arrivée en août 2007, notre choix a été de donner à Anaïs (8 ans) la possibilité de devenir bilingue en l’inscrivant à l’école publique américaine du quartier (Roberts Elementary School, 6000 Greenbriar, 77030) pour les années de CE2 (3rd grade), CM1 (4th grade) puis CM2 (5th grade). Grâce au programme ESL (English as Second Language) de cette école, soit 45 mn par jour de cours spécifique pour les enfants dont la langue maternelle n’est pas l’anglais, Anaïs a réussi en quelques mois à comprendre et se faire comprendre, et en 2 ans à être bilingue et sortir du programme ESL.
Parallèlement, nous avons fait le CNED à la maison, en français et maths, la première année, puis en français seulement les années suivantes, ayant trouvé le programme de maths assez similaire en CE2 entre la France et les US. Le CNED suivi à la maison et la lecture des livres en français tout au long de ces 3 années lui ont permis de garder un niveau correct en français.
Nous sommes satisfaits qu’Anaïs aie eu cette expérience tout à fait différente de l’école française. Je pense que ces années lui ont apporté plus d’aisance pour s’exprimer en public par les nombreux travaux de groupes et prise de parole, qu’elles lui ont donné l’occasion d’aiguiser sa curiosité pour les recherches qu’elle a faites, et lui ont permis aussi de découvrir son goût pour l’art, le dessin, le travail de l’argile et de bien d’autres matières. En revanche, elle y a « égaré » son soin en écriture et tenue de cahier, l’organisation dans son travail.
Delphine Saintigny (avril 2010)

Ma fille en école primaire publique américaine
West University Elementary School (WUES) est l’école primaire publique du quartier du West University Place, 77005. L’établissement est réputé pour ses résultats scolaires bien au-dessus de la moyenne nationale et a été voté une des écoles exemplaires de l’académie de Houston. Tous les ans, l’école organise avec l’aide des parents d’élèves une Foire aux Livres, un Festival International et une compétition scientifique ouverte à tous les enfants. L’après-midi, de nombreuses activités sportives et culturelles sont offertes aux élèves. L’école est située dans un quartier agréable et dotée d’une belle aire de jeux où parents et enfants aiment se retrouver à la sortie des classes.
Bon à savoir :
– Effectif : environ 1000 élèves, 22 par classe
– Horaires : du lundi au vendredi de 7h45 à 14h45
– Il faut avoir 5 ans le jour de la rentrée (mi-août) pour être admis en Kindergarten
– Il faut pouvoir « prouver » résider à West University
– Si votre enfant ne parle pas l’anglais à la rentrée, il sera placé dans la classe d’ESL (English as Second Language) après un entretien oral.
Informations : www.houstonisd.org/westuniversityes
Catherine Vercruysse (avril 2004)

Ecole privée américaine

Mes enfants en maternelle et primaire à Village School, école privée américaine proposant une scolarité de la maternelle à la terminale :
Nous sommes à Houston depuis 2005 et habitons à l’Ouest de la ville. Nous étions venus pour 3 ans seulement, d’où le choix de l’immersion totale pour des petits. Aujourd’hui j’ai 2 de mes 4 enfants au Village School, école privée américaine. Mes filles sont en 4th grade (CM1) et 2nd grade (CE1). Mon fils de 4 ans n’y est pas car nous devions rentrer en France l’été dernier mais finalement cela ne s’est pas fait. Il est donc resté dans une petite école Montessori qu’il fréquente depuis l’âge de 3 ans.
Je peux parler de Village School et des possibilités qui y sont offertes au niveau maternelle et primaire. Je ne sais pas comment se passe l’intégration à un niveau plus élevé, notamment en Middle School et High School. L’anglais est évidemment très important, mais l’école est assez portée sur les maths (essentiellement le calcul). Par rapport au CNED, ils ne font pas du tout de géométrie et les problèmes sont plus simples. Par contre, ils travaillent le calcul rapide dès les petites classes. Ils ont globalement une année d’avance en maths. Ils utilisent dès le début de l’année ou dès la fin du 1er trimestre des livres de l’année suivante.
C’est une école qui accueille des américains (pas mal d’origine indienne ou asiatique, qui recherchent souvent des programmes scolaires très poussés sur les maths justement), mais aussi beaucoup d’expatriés (essentiellement européens). Nous avons aimé l’ambiance de l’école. A la fois la discipline est assez stricte, à la fois les maîtresses connaissent bien les enfants, les frères et sœurs. Cela concerne non seulement les enseignants principaux, mais aussi, les professeurs de dessin, d’espagnol, de musique, de sport, les assistantes de la cantine, etc…
Le style est très américain. Les enfants, surtout dans les petites classes sont très soutenus et encouragés. A part les expressions écrites, les devoirs contiennent plus de QCM que de propositions ouvertes. L’esprit de compétition est assez présent (le « you can do it » et mis en application). Depuis quelques temps, l’école développe de plus en plus d’apprentissage des langues et la musique sans oublier le sport (tous les jours 45 mn dès le CP).
En élémentaire, il y a 2 ou 3 cours d’espagnol par semaine en fonction des classes. A partir du CM1, les élèves sont séparés en 3 groupes pour les cours de musique (orchestre à cordes, à vents ou chorale). Les cours de musique (2 fois par semaine) sont réservés au travail de groupe. Des cours particuliers sont à prévoir en dehors de l’école. Les enfants d’un niveau déjà avancé en instrument sont intégrés aux orchestres de CM2 et/ou invités comme solistes sur les concerts.
L’école est extrêmement ouverte aux parents. Les maîtresses communiquent beaucoup par email, tenant les parents informés de ce qui se passe en général. Cette année en CM1, nous recevons régulièrement des emails rappelant les contrôles de la semaine ou une échéance importante d’un projet. Ce qui est très agréable…
Bien sûr, il y a toujours des critiques possibles. Nous avons souffert d’une maîtresse assez bornée et sévère l’année dernière, mais notre fille et ses camarades n’ont pas l’air d’être traumatisés. Certains parents trouvent que l’école sollicite trop l’aide des parents (compte-tenu des frais de scolarité élevés) ou que les classes sont trop chargées (20 par classe). Par rapport aux 32 élèves de la région parisienne, cela nous paraissait plutôt léger… mais bon, une fois de plus il faut remettre les choses dans leur contexte. Pour des écoles privées de ce niveau, certaines seraient à 15 ou 16 élèves par classe, d’où les critiques.
Voilà, pour un tour d’horizon général qui j’espère vous aidera à choisir ce qui correspont le mieux à votre style, vos priorités, la personnalité de vos enfants… N’hésitez pas à aller sur www.thevillageschool.com. Vous pouvez jeter un oeil au « calendar ». Il y a le « General Activities » et celui de chaque « grade ».
Béatrice Schenckery (avril 2010)

School of the Woods, une école privée Montessori, de la maternelle à la terminale
Le hasard et par la suite la bonne réputation nous ont fait découvrir cette école privée américaine appliquant la méthode d’éducation Montessori. L’école a une expérience de 40 ans dans le domaine Montessori et couvre une scolarité allant de la Petite Section maternelle à la Terminale, offrant des heures d’accueil extensibles pour les parents qui travaillent.
Nos 2 garçons y ont débuté en 2007 en maternelle (MS et GS) et y continuent actuellement leur scolarité en primaire, au sein d’une population d’élèves tant américains (plutôt de type démocrates…) que d’origines culturelles très diversifiées. Situé dans un cadre boisé, le lieu et la disposition des bâtiments sont un cadre propice au calme et à la sérénité. En effet, pas de bruits de couloirs assourdissants, ni de sonneries stridentes, ni de cantine où il faut jouer des coudes… Chaque classe disposant de son propre pavillon et de son organisation journalière propre.
Le respect de l’autre étant la base inculquée dès le plus jeune âge, les élèves, pourtant nombreux par classe (+/- 25) distillent une ambiance sereine où chuchotements et liberté des places sont pourtant permis. La discipline est bien présente et fondée sur des principes de bon sens et, à nouveau, de respect.
Ces fondements qui font énormément de sens aux yeux de l’enfant jettent les bases pour une éducation académique qui se distingue quelque peu du système traditionnel. Les bases des matières enseignées en primaire comme les maths, la grammaire et les sciences sont abordés dès le plus jeune âge de manière très concrète et imagée, décortiquant la matière jusqu’à son plus simple élément et imprimant une image très concrète dans la tête de l’enfant qui lui permettra plus tard de passer avec beaucoup de facilité à l’abstraction.
Chaque classe est composée de 3 groupes d’âge ce qui représente le double avantage d’un développement relationnel plus complet de l’enfant et d’un apprentissage de chaque matière tout à fait adapté à son niveau. Un enfant avancé ou en retard dans une matière aura accès à un niveau plus élevé ou plus bas dans cette matière particulière tout en évoluant dans les autres domaines de manière régulière. Ceci d’autant plus que le programme de chaque enfant est déterminé de manière individuelle – avec tout de même des objectifs indispensables à atteindre et des leçons données à l’ensemble de la classe – et que chaque enfant travaille de manière autonome et individuelle.
Cela donne une classe où l’on peut observer un élève effectuant des exercices de maths tandis qu’un autre fait des recherches scientifiques, pendant qu’un troisième s’acharne sur des exercices de grammaire. Enfin, une place importante est également accordée à l’éducation artistique et musicale avec chaque fois une période complète de 3 heures/semaine accordée à chacune de ces 2 matières à partir du primaire.
Reste la question d’un passage éventuel vers un système plus traditionnel. Nous n’en n’avons pas encore fait l’expérience, mais les échos de telles expériences sont bons et nous avons l’impression que nos garçons seront académiquement bien préparés même s’il s’agira de s’acclimater à des règlements d’ordre intérieur probablement assez différents…
Pour plus d’infos :  www.schoolofthewoods.org
Marie Osterrieth (avril 2010)

Notre expérience dans la section américaine à AWTY 
Après une année de CP en section bilingue française – qui n’a de bilingue que le nom, contrairement à ce qui existe en maternelle – notre fils a effectué une année de 2nd grade (CE1) dans la Section Internationale américaine, puis une année de 3rd grade (CE2), pour réintégrer ensuite le CM1 de la Section Française. Expatriés au long cours, nous estimions nécessaire ce passage de 2 ans dans une classe américaine pour obtenir un vrai bilinguisme pour Axel, né aux Etats-Unis lors d’un premier séjour.
L’expérience a été très positive, dans la mesure où Axel a atteint le niveau d’anglais que nous recherchions, sans avoir à vivre le traumatisme d’un changement d’école. Durant ses 2 années en Section Américaine, il a été bien accueilli, soutenu par l’équipe éducative, s’est intégré sans aucun problème et a obtenu de très bon résultats. En tant que parent, j’ai moi aussi eu le sentiment de m’intégrer davantage dans notre pays d’accueil.
Axel a eu beaucoup de peine à quitter la Section Américaine à l’issue des 2 ans, plus qu’il n’en avait eu à quitter la Section Française après le CP, l’âge sans doute. Mais quelques jours après la rentrée en CM1, il était parfaitement content de son sort et tout à fait adapté, même s’il a regretté de ne pas avoir beaucoup d’occasions de retrouver ses copains américains (dont l’un est toujours son meilleur ami).
Le prix à payer cependant est lourd puisque la condition pour pouvoir revenir en système français exigeait qu’Axel suiven le cursus maths-français CE1 et CE2 par l’intermédiaire du CNED. A quiconque intéressé par cette expérience, je donne un conseil d’ami : ne soyez pas répétiteur de votre enfant, c’est très difficile à vivre, et pour la maman et pour l’enfant. Mais il est vrai qu’au retour en Section Française, Axel n’avait pas de lacune.
En conclusion, je dirai que les années idéales pour tenter l’immersion en classe américaine sont le CE1, le CE2 et/ou le CM1 : il me paraît en effet essentiel que l’enfant sache déjà lire parfaitement dans sa langue maternelle d’une part, d’autre part, s’il y a des lacunes en français, l’année de CM2 peut permettre de les combler avant l’entrée en collège. Cette expérience d’enseignement américain est très riche, mes 3 enfants l’ont eue et l’ont beaucoup appréciée. Mais il faut avoir une réelle motivation car l’administration scolaire française, exigeante, n’admet guère la fantaisie et impose, avec la double scolarité, une lourde charge de travail à de bien jeunes enfants. Et l’on se prend à rêver d’une « vraie » école internationale, où les enfants des différentes sections partageraient leur temps et leur espace entre 2 langues, à parts égales…
Béatrice Cante (avril 2004)

Quelques témoignages de soutien scolaire avec le CNED

Le CNED du CP au CM1
Quand nous sommes arrivés à Houston, nous devions y rester 3 ans puis rentrer en France. Nous restons finalement 4 ans.
A cette époque, notre fille aînée devait commencer son CP mais nous avons décidé de la mettre dans le système public américain (1st grade). Désirant que son adaptation se fasse progressivement, elle n’a commencé les cours du CNED qu’en décembre.
Après de nombreux tâtonnements, nous en sommes venus à l’organisation suivante : travail tous les soirs de la semaine après le repas à l’exception du week-end et des vacances scolaires.
Il me semble que ce genre d’investissement peut ne pas convenir à tous les enfants et à tous les parents car cela nécessite beaucoup de volonté et de patience, et empiète sur la vie de famille. Il faut savoir remettre à plus tard les séances qui posent problème et conserver du temps pour qu’ils puissent jouer… et cela n’est pas si évident !
A plusieurs reprises, nous avons proposé à notre fille de réintégrer le système scolaire français mais après avoir fourni tant d’efforts pour s’ajuster à sa nouvelle vie, elle ne le souhaitait pas. Nous avons donc renoncé à cette alternative qui est sûrement plus facile pour tout le monde.
Il est bien évident pour nous que si nous avions été amenés à changer de pays tous les 3 ans, nous aurions opté pour un autre choix : celui de scolariser nos enfants en école française afin de leur assurer une stabilité d’enseignement. Dans le cas qui nous concerne et malgré les difficultés quotidiennes inhérentes à ce choix, nous sommes satisfaits de cette solution.
Virginie et Christophe Bélorgeot

Smaller Montessori School avec soutien CNED
Chaque situation est différente et il est difficile de trouver LA solution idéale car elle dépend :

  • de l’âge de l’enfant,
  • de son caractère,
  • de la durée du séjour,
  • des objectifs personnels de la famille,

bref, LA solution n’existe pas mais il existe DES solutions.

Notre histoire ? Nous sommes français et habitions Lille avant d’arriver à Houston avec une enfant de 6 ans en CP et un garçon de 2 ans et demi (non scolarisé).
Houston est notre 1 ère expatriation et a priori, il n’y en aura pas d’autres. Nous avons souhaité profiter au maximum de cette opportunité pour donner à nos enfants la chance de découvrir une nouvelle langue et surtout une nouvelle façon de vivre, une nouvelle culture. Mais nous sommes arrivés en cours d’année scolaire…
Notre choix ? Nous avons souhaité que notre fille termine sa classe de CP en section française à Awty School afin de poursuivre une année charnière pour la lecture et le démarrage de l’écriture. Ensuite, notre fille a fait sa rentrée au mois d’août suivant dans une école Montessori en 2 nd grade. Pourquoi Montessori ? Parce que les écoles américaines publiques ne souhaitaient pas l’intégrer car elle parlait trop peu anglais. En fait Montessori a cette souplesse qui permet de s’adapter à l’enfant. Notre fille a en fait démarré par des leçons de 1 st grade avant d’intégrer progressivement et naturellement le 2 nd grade.
Et pour le garçon ? Et bien, nous avons pensé que Montessori proposait un concept d’éducation qui nous convenait et qui là aussi s’adaptait à l’individu et à sa personnalité. A l’âge de 2ans et demi, il a donc fait sa rentrée à l’école américaine sans encombre. Au démarrage, on a vu ses progrès en français terriblement ralentir car il était complètement « envahi » par cette nouvelle langue et ce nouvel apprentissage et puis petit à petit, il a commencé à parler en anglais et à présent il se sent comme un petit poisson dans l’eau dans les 2 langues : objectif réussi.
Alors cette situation nécessite tout de même un gros investissement temps supplémentaire pour notre fille et pour nous puisque après la classe, nous entamons à la maison le programme du CNED (l’enseignement à distance). Nous avons choisi de suivre le programme de français et de mathématiques. Ce dernier est beaucoup plus « léger » en terme de temps puisque le programme est globalement vu en classe américaine : il s ’agit plutôt d’acquérir le vocabulaire propre. En revanche, le programme de français est conséquent et nécessite une véritable prise en charge et une bonne dose d’organisation. J’avoue que notre fille aime apprendre mais la tâche est parfois rude et ingrate : comment trouver et développer la motivation, comment appréhender ce nouveau rôle de «maman- prof » ? Bref, un réel investissement temps et énergie qui en vaut vraiment la peine !
Claire Roussie

Une réintégration réussie en milieu scolaire français après trois années en école américaine Montessori + CNED
Lorsque les filles ont commencé à Houston en école Montessori, elles étaient les seules françaises dans leur école, donc pas le choix : il fallait se débrouiller pour comprendre et elles ont très vite appris. C’est bien sûr un peu plus long s’il y a d’autres francophones dans une classe.
A notre retour en Suisse, Julie est entrée en sixième et Jade en CM1 et tout s’est vraiment bien passé. Elles n’avaient que très peu de lacunes en orthographe, plutôt du à un manque de pratique de l’écrit pendant trois ans. Les cours du CNED sont de très bon niveau mais il faut être régulier et tout faire, pas uniquement les 10 devoirs annuels notés.
Côté maths et autres matières, le niveau américain est tout à fait OK et vraiment elles n’ont pas eu de difficultés. Maintenant je dois reconnaître qu’elles ont toutes les deux des facilités, que si c’était à refaire, je recommencerai mais qu’un enfant qui « galère » un peu à l’école rencontrerait certainement des difficultés.
Nous avons mis les bouchées doubles pendant les deux premiers mois à coup de dictées supplémentaires et d’explications en maths du système métrique, poids et mesures. Ceci dit, rien de dramatique. Ce n’était certes pas toujours drôle de faire le CNED mais cela a porté ses fruits.
Le système Montessori est idéal pour de nouveaux expatriés car :

  • Très peu (sinon pas) de devoirs le soir, donc du temps pour faire le CNED
  • Petits effectifs et beaucoup d’explications avec supports visuels, donc facilités pour comprendre au début quand on ne parle presque pas.
  • Apprentissage de l’autonomie pour organiser son travail et le faire. Julie et Jade font tous leurs devoirs toutes seules et sont très structurées ; elles s’avancent sans que j’ai à leur dire. Je suis sûre que c’est grâce à Montessori.

Seul point noir au tableau, les enfants américains écrivent mal et c’est tout à fait normal pour eux. Le système français étant à cheval sur l’écriture soignée, il faut être vigilant sur ce point pendant les exercices du CNED et à la rentrée en France.
C’est un atout de savoir parler, lire et écrire couramment l’anglais même si les enfants ne peuvent pas bénéficier d’une scolarité bilingue en rentrant. Il suffit de leur louer des DVD en anglais et de les faire lire en anglais.
Frédérique Sternberg